C'est jamais qu'une histoire qui ne cesse de se répéter.

Car c'est ainsi que nous allons, barques luttant contre un courant qui nous ramène sans cesse vers le passé.

Francis Scott Fitzgerald

# Gepost op zondag 12 juli 2009, 07u13

Une vague de souvenirs ...





Nostalgie de nous. Et de la fois où ...

De la fois où C. est arrivée en classe, les cheveux ébourrifés comme si elle venait de mettre les doigts dans la prise, en sueur et parée de son gilet jaune de cycliste avertie, et le fou rire qui a suivi qu'on a malheuresement pas su dissimuler.
Des fois où on se moquait des réflexions de M., qui en sortait des bonnes il faut dire, et qu'elle nous souriait quand même.
De la fois où tu m'as raconté qu'en glissant sur des glands en rentrant chez toi, tu t'es fait une autre entorse, par dessus la première.
Des regards accusateurs que les profs nous lançaient quand on commençait à rire, et qui savaient qu'on ne s'arrêtait pas en si bon chemin.
Des journées de cours qu'on arrivait quand même a sécher par concertation, alors qu'on en avait déjà trop peu.
Des derniers oraux blancs de concours qu'on a loupé et où on en a bavé pour trouver une excuse valable auprès de Mr Faucoeur.
Des prises de position farfelues de Maryse qu'on avait souvent du mal a convaincre.
Des vendredi soirs où on faisait trente minutes de route juste pour rejoindre Coco et ses acolytes au Boogy Night, et aussi parce que t'avais tapé dans l'oeil du serveur qui nous offrait à boire.
De la fois où la chinoise s'est accaparée ta proie sur le dancefloor et où on a fini, elle, sa copine, et nous dans les toilettes du Boogy a s'expliquer.
De la fois où je t'ai ramené chez moi, huit whisky coca dans le nez, autant dire dans un bel état, après avoir passé la demi-heure de trajet a chanter, et où t'as malgré tout tenté un brin de sérieux quand on s'est retrouvé face à mon père.
De la semaine où on a tellement fait la fiesta, tellement rentrées à 9h et nourries aux ptits déj', qu'on a fini par être malades comme des chiens.
De la fois où on a dû cohabiter avec les deux gars à la maison, et qu'on ne les supportait tellement plus qu'on s'était amusé a éparpiller leurs vêtements un peu partout, et a accrocher leurs sous-vêtements aux volets.
De la fois où on est allé admirer la moto de Seb dans le jardin et qu'on a failli la faire tomber.
Des fois où je t'apprenais a conduire sur le parking en pente d'à côté et que t'étais tellement concentrée que ça me faisait rire, sans parler du bruit infernal que faisait l'accélérateur quand ça n'allait pas comme tu voulais.
De nos journées passées a bronzer sur la plage des Sables et de celle où on y était allées malgré la pluie.
De nos trois/quatre soirées Texas par semaine qui se finissaient en after chez des gens qu'on ne connaissait même pas.
De la fois où on s'est fait arrêter par les gendarmes qui ont été charmants compte tenu de mon insolence, mes oublis de papiers et tes rires.
De la fois où tu m'as soutenue après la dure épreuve qu'est de percuter un lapin à 130 km/h.
De la fois où on est allées chez le coiffeur ensemble, que tu en es sortie deux fois plus belle alors que moi on m'avait complètement ratée.
De ta manie à toujours vouloir refaire les sketchs de Gad dans les moindres détails.
De nos soirées passées au Jimy's où te voir jouer m'épatait.
Du vocabulaire vendéen que tu as fini par m'apprendre (poche, cave..).
Des sous-vêtements que je te passais souvent, parce que finalement, tu vivais chez moi.
De la fois où je t'ai dit que je déménageais.
De nos dernières soirées ensemble qui avaient un goût amer.
Toutes ces promesses qu'on sétait faite et qu'on a pas été foutu de tenir. Je t'avais dit que je reviendrais et je ne suis jamais revenue. Les circonstances.

Mais tu vois, je ne t'oublie pas.

# Gepost op maandag 13 april 2009, 13u11

Gewijzigd op dinsdag 14 april 2009, 04u49

Des visages d'enfants qui ne seront plus jamais.




" La plus belle histoire de notre vie. C'est fou ça. " Oui ça l'est. Deux destins qui se sont entremêlés pour ne faire plus qu'un. Une vie entière passée à se contempler, à se protéger, à s'aimer, à bâtir un avenir incertain parce que, soyons honnêtes, rien n'est jamais acquis. Et c'est pure folie que de s'abandonner, de donner un tel pouvoir à quelqu'un, de lui laisser entre les mains le sort de décider de nos joies et de nos peines. Ca semble si personnel que je ne vois qu'absurdité et désastre à la clef là-dedans. Les bons moments n'ont jamais fait oublier les mauvais, ils demeurent toujours aux creux de vos reins et surgissent en pleine face quand vous commencez à entrevoir la lumière. Elle parait alors soudain si loin ...
Et si, par la plus infime des malchances, vous n'y arriveriez jamais ?
Et si vous étiez finalement de ceux et celles qui se complaisent dans leur tristesse et leur noirceur, non pas par plaisir, mais par besoin, vous savez, de ceux qui explorent la moindre parcelle de leurs angoisses dans la froideur de la nuit, de ceux qui se torturent l'âme et l'esprit dans l'espoir de trouver des réponses à leurs peurs violentes, de ceux qui marchent à côté de leur fantôme et qui passent tout simplement à côté de leur vie.
Rien qu'un tas d'âmes torturées qui ne seront jamais rassasiées ...
Comme si le but ultime était d'obtenir des réponses.
La plus belle histoire de notre vie. Je ris. Saveur amère de ces maux qui n'ont plus de sens.
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# Gepost op vrijdag 19 december 2008, 19u38

Gewijzigd op zaterdag 20 december 2008, 05u36

Dans le sable tu t'enlises.



C'est revenu. Aussi vite et aussi soudain que ça s'en était allé, comme une de ces satanées bougies qu'on ne réussit jamais à éteindre. Mais c'est revenu. Ces mots m'écorchent la bouche et provoquent en moi une colère si profonde qu'il m'est difficile de ne rien laisser transparaitre. Je baisse les yeux de peur de me trahir. J'ai la gorge nouée, le coeur lourd, je peux même sentir ce sang qui bouillonne à travers mes veines. Une chaleur insipide qui envahit ce corps qui est mien. Un trop plein d'émotions qui me bouleverse. Comment un si petit corps peut contenir tant de choses... Je m'empresse de recracher toute cette saleté, morceau par morceau, pour qu'il n'en reste pratiquement plus. J'ai horreur de ces moments. J'oublie tout ce qui est bien .

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# Gepost op vrijdag 19 december 2008, 16u33

Parfois les mots me manquent d'en crever. Ca ira mieux demain.




Mon corps me fait mal. Terriblement. J'ai de plus en plus de mal à le cacher. Comme si la douleur était tellement forte que mon seul corps ne lui suffisait plus. A vrai dire, je n'ai jamais bien su l'apprivoiser, je lui ai juste permis, tel un enfant qu'on autorise à grandir, de faire à sa guise. Résultat : bousillé.
Mutilé de tous ces faux semblants d'espoir qui n'ont fait que l'effleurer, de ces envies, sournoises, éphemères, qui s'insinuent au plus profond de vous pour mieux vous faire sentir la violence de celles-ci, de celles qui vous font manger le sol, qui vous laisse à terre à contempler leur grandeur. Parce que oui, c'étaient des belles envies.
Usé d'avoir trop servi, confié à quelques paires de mains déchues qui n'ont été que déceptions, des servitudes pleines de contraintes et de déni de soi, tant de rencontres perdues, de coups de coeur, de coups de foudre, de coups dans le vide et de coups à l'âme, pour ne jamais oublier à quel point ce corps est vivant.
Amoncelé de souvenirs et marqué à jamais par les empreintes qu'ils y ont laissés.
Et malgré tout, meurtri par un mal physique qui le consume, un mal qui me ronge. Je reste là, terrorisée mais en même temps captivée par cette déchéance qui m'est infligée, mon corps est un faible où la douleur subsiste, aucune échappatoire, je me retrouve devant cette petite fille perdue au sourire factice, je ne peux plus me cacher, ils m'ont vu, mes yeux m'ont dénoncé. A découvert, plus rien ne sert de ruser.

Bousillé l'espoir. Massacré le corps et le coeur. Usé l'idéalisme. Il reste bien peu de moi.

# Gepost op donderdag 18 december 2008, 17u45